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Trois questions à Bertrand Savouré, président de la Chambre des notaires de Paris

Par Anne Portmann

Le mardi 11 février 2020 s’est tenue, à la chambre des notaires de Paris, la présentation du projet d’intelligence artificielle VictorIA, emblématique de la politique d’innovation menée par les notaires parisiens.​​​​​​

Comment est né le projet VictorIA ?

L’innovation est au coeur des actions des notaires depuis de nombreuses années. Notre profession a constitué, il y a deux ans, un fonds d’innovation, d’un montant qui s’élève aujourd’hui à 6 200 000 €, auquel abondent tous les notaires de Paris, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, l’idée étant qu’il faut des moyens financiers importants pour l’innovation. Le projet VictorIA -du nom de l’adresse de la chambre des notaires de Paris- s’inscrit dans une dynamique d’innovation à laquelle ont été associés nos trois partenaires que sont la Banque des territoires, l’incubateur européen Paris&Co et Capgemini, qui nous aident à sélectionner des projets. VictorIA est l’un des 4 projets que nous avons choisis.

En quoi cela consiste-t-il ?

Le notariat est, de plus en plus, amené à traiter un nombre considérable de données provenant de documents dématérialisés déposés par les études dans l’Espace notarial, qui est un ensemble de data rooms électroniques. Il y en a actuellement plus de 33 000 et la taille moyenne de chacune d’entre elles est d’environ 300 documents. L’idée du projet VictorIA est, dans un premier temps, de permettre la reconnaissance automatique de ces documents, pour qu’ils puissent être classés, consultés et vérifiés. C’est le premier chantier. La seconde étape sera de permettre à cet outil de rechercher des clauses particulières, de faire des audits de documents et de permettre ensuite l’automatisation de procédures plus complexes.

Comment travaillez-vous sur ce projet ?

Nous travaillons avec la société Hyperlex, un éditeur de logiciel spécialisé dans la reconnaissance de documents juridiques et son CEO et fondateur, Alexandre Grux, et nous allons commencer dans quelques jours la première étape qui est la phase d’apprentissage. Nous avons sélectionné, avec l’appui des études, des data rooms qui seront soumises à l’outil afin qu’il apprenne à reconnaître les différents types de documents. Ce travail se fait aussi avec l’expertise humaine afin d’entraîner l’algorithme d’apprentissage pertinent, pour qu’il devienne un outil internalisable et industrialisable qui servira, à terme à tous les notaires. C’est un véritable projet de recherche et de développement, un projet de compagnie qui va se déployer sur plusieurs années. L’enjeu est considérable car cela va déterminer notre façon de travailler nos dossiers à l’avenir. Néanmoins, les premiers résultats pourraient être présentés dès le mois de juin prochain.

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