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Trois questions à Christophe Etien, notaire associé, Cheuvreux Reims

Par Anne Portmann

Lundi 5  octobre 2020, l’étude notariale Cheuvreux Reims a consacré un webinaire au sujet des conséquences du Covid-19 sur la valorisation du foncier agricole et viticole. Synthèse avec Christophe Etien, l’un des notaires associés de l’équipe. Trois questions à Christophe Etien, notaire associé, Cheuvreux Reims.

Quel constat avez-vous dressé sur la valorisation du foncier agricole et viticole post-Covid ?

Avec Muriel Besnard, expert foncier à Epernay et Emmanuel Foissy, du Crédit Agricole, nous avons dressé un état des lieux de la situation actuelle dans notre région, c’est-à-dire pour le foncier agricole dans les départements de l’Aube, des Ardennes et de la Marne, et pour le viticole, sur l’aire d’appellation « Champagne ». Même si durant les 20 dernières années, les exploitants avaient connu des difficultés économiques, elles n’avaient eu que très peu d’impact sur les prix du foncier agricole et viticole. Bien au contraire, aujourd’hui, la réalité économique est en train de nous rattraper. Sur la partie foncière, même si le constat est très localisé, le marché reste pour le moment stable sur l’agricole et est même en légère hausse dans certains secteurs. Mais sur le viticole, notamment sur le secteur champenois où le foncier est moins prestigieux que les grands et premiers crus, la tendance est à la baisse.

Qu’en est-il concernant l’aspect financier ?

Sur le financier, il faut distinguer entre l’agricole et le viticole. Dans l’agricole, une baisse sérieuse de revenus a été constatée et les rendements ont baissé. L’excédent brut d’exploitation (EBE) se situe de 60 à 120 € par hectare ce qui est très faible, même si la disparité est grande entre les exploitations. Sur le viticole champenois, on prédisait 30 % de baisse. Les grandes maisons de champagne qui opèrent sur le marché international, ont été les plus impactées par la crise, mais les exploitations plus petites qui opèrent sur le marché national s’en sont mieux sorties, notamment en juin et juillet. Les mois de septembre et octobre, durant lesquels sont passées les commandes pour les fêtes de fin d’année, vont être cruciaux.

Quelles solutions pour tenter d’endiguer ce phénomène ?

En réalité, cela dépend des acteurs de la filière, mais relève essentiellement du comportement du marché, qui est difficile à prévoir. Pendant la crise sanitaire, nombre d’exploitants en ont profité pour se réinventer, en développant des sites marchands, en organisant des visites virtuelles de caves, etc. Il y aura d’autres opportunités à saisir pour moderniser les exploitations et l’on assistera sans doute à des regroupements, qui vont impliquer des cessions, à la fin de cette année. Le comportement des investisseurs est aussi à examiner, notamment du point de vue psychologique. Les études font état de sommes importantes épargnées par les particuliers, qui pourraient être investies dans le foncier agricole et viticole pour soutenir la filière. Il y a des opportunités à saisir pour bénéficier d’avantages fiscaux et la trésorerie est là. En tant que notaire, notre rôle est de conseiller les clients et d’anticiper en accompagnant les transmissions dans ce contexte difficile. J’ajoute qu’à cet état des lieux se pose une question de mutation générationnelle indépendante de la crise sanitaire, car les viticulteurs nés après-guerre partent en retraite.

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