Ancien notaire et ancien avocat, Paul-André Soreau vient de fonder un family office qui entend développer une offre nouvelle en proposant une approche de gestion patrimoniale globale à taille humaine, avec une dimension de conseil allant au-delà du juridique et du fiscal.

Avec Altride Family Office, vous proposez une forme différente d’interprofessionnalité, pouvez-vous expliquer ?

L’idée d’Altride Family Office est née d’une rencontre avec la volonté des clients, à la recherche d’une solution globale et très personnalisée pour la gestion de patrimoine. Il sera donc possible de faire appel, au-delà des professions du droit et du chiffre, à d’autres professions, comme des architectes, des agents immobiliers afin de prendre les décisions les plus adaptées au client pour optimiser la gestion de son patrimoine. L’objectif du family officer sera de savoir ce que les clients veulent vraiment en opérant une « maïeutique » patrimoniale et immobilière, de trouver les solutions adaptées et d’assurer le suivi et la mise en œuvre de ces solutions, notamment en coordonnant l’intervention des différents professionnels. On peut dire que c’est une forme de coaching patrimonial à haute valeur ajoutée, avec de l’interprofessionnalité à géométrie variable.

La dimension immobilière est très importante dans votre offre, pourquoi ?

Mon parcours professionnel, d’abord comme avocat puis comme notaire, m’a conduit à me spécialiser dans cette matière et j’ai trouvé l’approche intéressante dans le cadre de la gestion de patrimoine. Jusqu’ici, les family offices implantés en France prenaient plutôt en compte l’aspect uniquement financier. J’ai décidé d’adopter une approche plus large, car au-delà du juridique et du fiscal, les clients sont demandeurs d’une relation plus globale, qui s’inscrit dans la durée. Je ne souhaite d’ailleurs pas me développer plus que de raison, afin de garder avec les clients ce lien humain, cette relation personnelle, sans avoir à déléguer certaines tâches.

Pourquoi ce nom, qui rappelle celui des Atrides, famille dans laquelle, le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses ne se sont pas bien passées ?

C’est un jeu de mots avec le mythe, car dans toutes les familles, il y a des problèmes. J’y ai rajouté le « Al » au début pour marquer l’alternative et la nécessité de structurer le patrimoine familial comme dans toute communauté. Cela marque aussi la notion de quête de sens, de savoir où l’on va, pour redonner une dimension au patrimoine, avec notamment l’approche philanthropique. Ces aspects sont très développés outre-atlantique, notamment avec le trust, mais nous avons en France, avec les sociétés civiles, le mandat de protection future ou encore la fiducie, tous les outils nécessaires à notre disposition pour créer des trusts à la française.

 

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