Territoires et Consciences vient d’être lancé par les notaires de France. Ce think tank se présente comme un centre de réflexion traitant des problématiques du territoire sous tous ses aspects : économique, social, financier, juridique, environnemental. Présentation. Trois questions à Philippe Laveix, Notaire à Sauveterre-de-Guyenne (33).

Comment est né le think tank Territoires et Consciences ?

Je suis notaire dans un village situé au milieu des vignobles bordelais et élu de ma commune pendant 25 ans et à ce titre je me suis occupé pendant 15 ans d’un syndicat du logement regroupant une centaine de communes rurales. En parallèle de mon activité professionnelle, je me suis toujours investi pour la profession notariale tant au niveau départemental, que régional et national. Ré-élu délégué des notaires de la Cour d’Appel de Bordeaux au Conseil supérieur du notariat en 2016, j’y ai par exemple exercé la Présidence de la commission communication et de la relation clients. C’est à cette occasion que j’ai été amené à me rendre compte que la profession notariale n’était pas suffisamment entendue sur les problématiques qu’elle soulève, brillamment, à travers notamment ses congrès et autres manifestations. Nous sommes près de 14 000, au contact quotidien de tous les Français, et donc placés à des points d’observation stratégiques pour analyser l’évolution des enjeux territoriaux en milieux urbain, péri-urbain ou rural. Alors que le 114e congrès du CSN intitulé « Demain le territoire » se préparait, nous avons émis l’idée de créer un cercle de réflexion traitant des problématiques du territoire.

Qu’est-ce que ce think tank ?

Il s’agit d’un laboratoire d’idées, qui prône l’ouverture, le partage et l’échange entre experts pour définir un droit adapté aux bouleversements en cours et proposer un cadre juridique homogène pour le développement des territoires. Nous ne souhaitons pas créer un think tank corporatiste et ambitionnons d’associer autour de la profession notariale toutes les parties prenantes : élus, experts, universitaires, professionnels… Notre souhait est avant tout d’enrichir les réflexions. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons vocation à inviter régulièrement des personnalités extérieures : aménageurs et architectes, géomètres, économistes, sociologues, élus locaux et nationaux, associations…

Quel est votre programme d’action pour 2019 ?

D’abord la production d’ouvrages, de rapports, et articles traitant du territoire. Notre livre blanc sur les enjeux de territoire sera remis au président de l’AMF (Association des Maires de France), en mai 2019. à la fin de l’année, nous présenterons également une synthèse grand public des propositions des notaires de France issues du 114e Congrès. Nous avons d’ores et déjà prévu de participer à plusieurs colloques. Le premier aura lieu au début de l’été, à Paris, et sera consacré à l’agriculture urbaine. En octobre, nous nous joindrons au colloque de deux jours, organisé par la Caisse des dépôts et consignations, sur le thème de la revitalisation du cœur des villes. Enfin, durant le Congrès des Maires de France, en novembre prochain, nous organiserons la conférence intitulée : Vers un nouvel équilibre du territoire ?

 

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