Le groupe Mercure, spécialisé dans l’immobilier atypique et haut de gamme a présenté, mardi 22 janvier 2019, une étude sur le marché des biens d’exception. Synthèse.

Comment expliquer la disparité entre le marché des propriétés urbaines et des propriétés plus rurales ?

Le marché des propriétés urbaines est un marché plus dynamique avec une attractivité des métropoles et un bassin d’activité incontestable et ainsi, une demande plus importante, l’offre ne correspond pas par conséquent aux mêmes besoins. Pour le marché des propriété rurales, c’est l’environnement et le cadre de vie qui est privilégié par les acquéreurs.

Quelle est la particularité du marché des châteaux et des belles demeures, distingué dans l’étude ?

La particularité du marché des châteaux et des belles demeures réside dans le fait que ce dernier est un marché de niche où la qualité intrinsèque du bien prime tout comme l’environnement. En outre, l’environnement du bien s’avère tout autant important, pouvant considérablement le valoriser ou a contrario le dévaloriser.

La politique fiscale et notamment la mise en place de l’IFI a-t-elle changé la donne et aura-t-elle des conséquences en 2019 ?

Il est certain que la donne a changé dans la mesure où ce changement a obligé nos clients à procéder à un arbitrage. Dans la mesure où une partie de leur fortune immobilière n’était plus éligible à l’ISF, un questionnement sur l’investissement dans la pierre est apparu. Néanmoins, il existe beaucoup de solutions pour atténuer les effets de l’IFI à travers des montages simples. En effet, dès qu’une fiscalité change, le marché se retrouve déstabilisé. De plus, le fait qu’il soit revenu dans l’actualité risque de pénaliser le marché. En 2019, le marché s’est stabilisé car l’effet « choc » est passé. Ainsi, le seul risque actuel réside dans le fait que le sujet soit remis sur la table. Les investisseurs sont particulièrement frileux dès qu’une quelconque incertitude existe.

Focus : 

En 2018, les clients étrangers ont représenté 22 % des transactions, soit + 10 % par rapport à l’année précédente, ce qui correspond à 31 % du CA Total. Quelque 37 % d’entre eux sont de nationalité britannique et 75 % sont de l’Union européenne. L’étude estime que l’effet Brexit doit être considéré comme une opportunité, et non comme une menace. Les clients français représentent 89 % de la clientèle jusqu’à 1 350 000 et seulement 67 % au-delà de ce seuil.

 

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