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Le marché de la transmission d’entreprise en léger rebond

Selon le Baromètre 2017 d’Epsilon Research, le marché de la transmission d’entreprise est en légère reprise en France. Sur 4 700 opérations de cessions-transmissions, 25 % d’entre elles sont intrafamiliales.
Après un léger tassement depuis plusieurs années, le marché de la transmission d’entreprise semble repartir à la hausse. C’est du moins ce qu’il ressort de la 8e édition du Baromètre de la transmission d’entreprise de PME (20 à 249 salariés) en France réalisé par Epsilon Research en partenariat avec le CNCFA, syndicat des professionnels des fusions et acquisitions. « Cette année, il y a un léger rebond du marché », annonce, le 23 novembre en dévoilant les chiffres, Grégoire Buisson, président d’Epsilon Research. Selon le Baromètre 2017, 4700 opérations de cessions-transmissions ont été réalisées en 2017 en France, soit 75 % de cessions et 25 % de transmissions intrafamiliales. Le taux de transmission est estimé à 5,5 % : 4,1 % en cession et 1,4 % en transmission interne. Pour rappel, le taux des transmissions internes était à 1,38 % en 2014. « En nombre d’opérations majoritaires inférieures à 50 millions d’euros dans la zone euro, la part de cession/acquisition de la France est plus dynamique que celle des autres pays de l’Union européenne », relève-t-il. La France (27 %) est en effet devant l’Allemagne (25 %) et l’Espagne (10 %). Autre point dynamique, elle est en bonne position dans le « capital-transmission » européen (« LBO small cap »). En valeur de transaction inférieure à 50 millions d’euros dans la zone euro, sa part relative est de 61,6 % alors que l’Allemagne n’est qu’à 4,7 %.
Les prix des PME toujours en hausse
Pour acquérir une société non cotée (PME), le montant à débourser s’avère de plus en plus élevé. « Les prix sont en progression nette depuis 2013 en Europe et depuis 2015 en France », souligne Grégoire Buisson. Par exemple, les prix des sociétés non cotées du « mid market » ont progressé de 50 % au cours des cinq dernières années. Trois facteurs expliqueraient cette tendance : des taux d’intérêt historiquement bas, le cycle haussier du marché M & A (fusions-acquisitions) et le déséquilibre persistant entre l’offre et la demande de PME. Car « le nombre d’entreprises en état d’être reprise n’est pas si important que cela », explique-t-il. Un certaine nombre de PME reste fragile économiquement après dix années de crise économique. L’autre raison avancée est l’insuffisance de préparation des dirigeants des PME à céder. Interrogés dans le cadre du Baromètre 2017, les professionnels du conseil en fusions & acquisitions estiment, à une forte majorité, que ces dirigeants n’ont pas amélioré leur connaissance du processus de cession et sont toujours aussi mal préparés à cet exercice. Pour 85 % de ces conseils, ils surestiment de façon quasi-systématique la valeur de leur entreprise. La majorité des professionnels du conseil en fusions & acquisitions constate un assouplissement de l’accès au crédit pour le financement d’acquisitions. Comment voient-ils l’année prochaine ? « Les conseils sont optimistes pour 2018 », répond Grégoire Buisson. Les prochains mois seront riches d’enseignement...

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