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Transmission d’entreprise : comment attirer les repreneurs ?

Les rencontres de la transmission d’entreprise étaient organisées, au Palais des congrès de Paris, le 21 novembre dernier.

Les partenaires organisateurs de cet événement baptisé Transfair – la Chambre de commerce et d’industrie de Paris Ile-de-France, le barreau de Paris, le CNB, la Chambre des notaires de Paris et l’Ordre des experts-comptables de la région Paris Ile-de-France – ont missionné Infopro Digital Études pour mener une étude approfondie auprès de 204 repreneurs, cédants et personnes intéressées par une reprise d’entreprise. L’objectif : comprendre les facteurs déterminants de la cession/reprise. Rappelons en effet que le nombre de transmissions-reprises a chuté d’un tiers entre 2013 et 2016 (de 76 000 à 51 000). Selon la quatorzième édition du rapport sur l’évolution des PME publié par Bpifrance le Lab, depuis 2013, les taux de cession ont davantage diminué pour les ETI (-54 %) que pour les petites entreprises ou pour les moyennes (respectivement -24 % et -39 %). Et la tendance se poursuit sur 2017-2018. Des données en totale contradiction avec celles des marchés italien et allemand qui eux, sont les rois de la transmission intra-familiale grâce notamment à une fiscalité pour le moins attractive.

Les critères d’attractivité

Sans véritable surprise, l’étude démontre que le potentiel de croissance de l’entreprise est de loin le premier critère dans la reprise d’une entreprise en France. 55 % des répondants estiment qu’il exerce une influence primordiale, devant la rentabilité (jugée primordiale par 37 % des répondants) ou la valeur de l’entreprise (25 %). Les repreneurs regardent l’existant bien sûr mais surtout l’avenir. Ils sont également conscients que le bateau ne pourra naviguer sans une équipe fidèle de marins. 

Ainsi 92 % des repreneurs indiquent que les talents internes influencent leur décision de reprise. L’entreprise est assurément une œuvre collective et sa transmission doit emporter les convictions. Du côté des repreneurs, bien sûr, mais également du côté des salariés. Et si la loi Hamon de 2014 avait eu pour but de permettre aux employés d’entreprises de moins de 50 salariés d’être informés de sa cession deux mois avant la signature, elle s’est révélée en pratique totalement inadaptée, voire inapplicable sauf à encourager la fuite des talents. Le texte a depuis été largement amendé par la loi Macron, mais l’on s’interroge toujours sur l’opportunité de maintenir certains articles. Quant à la loi Pacte, qui promettait un renouveau de l’entreprise, de sa vision, de sa structuration, de sa réorganisation, etc. elle semble avoir un effet assez limité sur la transmission. Le supplément Dirigeant de votre magazine Droit & Patrimoine fait le point sur les dispositions qui pourraient permettre de déverrouiller les freins à la reprise d’entreprise en France. Quitte à proposer quelques pistes de réflexion pour une éventuelle future loi Pacte 2.

 

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