Accès Rapide
S'identifier

IA, entre rationnel et irrationnel

Par Alain K. Aboukinane, Consultant-formateur en gestion de projet

« L’IA est actuellement très, très stupide », déclarait, en 2018, Andrew Moore, vice-président de cette petite start-up à succès basée à Mountain View (Californie)

Mais qu’est-ce que l’intelligence artificielle ?

Une définition de l’intelligence artificielle (IA) en donne l’acception suivante : « Ensemble de théories et de techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence humaine ». Simuler, que voilà un bien vilain mot ! Car, en amitié, préféreriez vous un ami sincère ou un qui ne ferait que simuler une sincérité ? Les « trekkies », plus que d’autres, comprendront que ce que nous avons à l’esprit lorsque nous pensons à un robot doté d’intelligence artificielle ne vise pas simplement un être capable de nous « singer » mais bien un être doté d’une pleine conscience ! Tout ceci n’est pas très « logique » !

Quels fondamentaux retenir pour caractériser une IA ?

Avant d’en parler d’avantage, nous pourrions poser de façon basique ce qu’est l’intelligence. Ce graal vers lequel nous tendons avec tant de foi ? Elle se définirait comme la « qualité de quelqu’un qui manifeste dans un domaine donné un souci de comprendre, de réfléchir, de connaître et qui adapte facilement son comportement à ces finalités », « toujours » avec cette volonté de modéliser de façon simplifiée l’intelligence humaine. Nous pourrions en dégager une structuration chronologique en quatre piliers fondamentaux : 1. La collecte d’informations ; 2. Sa mémorisation ; 3. La capacité à se la représenter en ensembles distincts ; 4. Agir dans un environnement donné en fonction de la compréhension que nous en avons eu. Ces quatre éléments clés sont-ils aujourd’hui modélisés dans des algorithmes permettant à des robots de les intégrer ?

La réponse est affirmative

Mais est-ce un « oui » comparable à ce que nous sommes, nous, humains, en tant que « le modèle » ? À ce jour, la réponse reste négative. Mais la question, elle, reste ouverte. Serons-nous un jour vraiment capables de donner un tel niveau de pleine conscience à une machine de notre conception ?

Éprouver des émotions serait-il la clé ?

Howard Gardner dans un article intitulé « Cracking Open the IQ Box » et paru en 1995 tente une explication du quotient intellectuel (QI) ; ce que nous cherchons actuellement à reproduire dans des microprocesseurs. Ce fameux QI ne saurait à lui seul expliquer les prédispositions d’un individu à la « réussite » dans sa vie. Mais alors quid d’autres facteurs ? Le QE pourrait en être un élément d’explication important ! Mais qu’est-ce que le QE ? Le quotient émotionnel. Vous le saviez ? Excellent ! Il est pourtant le grand absent des recherches, en tout cas celles actuellement médiatisées dans les domaines de l’IA. Nous sommes d’accord qu’avant de courir (QE) il faut déjà savoir marcher (QI). Quoique, peut être, nous faudrait-il apprendre à œuvrer sur ces deux concepts en parallèle et les faire entrer en synergie. Nous éviterions alors peut-être de créer une intelligence « qui manquerait de cœur » (I, Robot) 

TOUTE L’ACTUALITÉ DU DROIT & DE LA GESTION PATRIMONIALE

abonnez-vous
Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format